Nous avons examiné les méthodes appliquées par différents chercheurs
dans leurs travaux15 afin de choisir celle qui puisse le mieux rendre compte
de la complexité du phénomène. Nous avons écarté d’emblée les études qui
se contentent de dresser des listes de mots d’emprunt à une langue donnée
sans qu’une analyse linguistique accompagne le dépouillement des textes.
Ce genre de travaux est très utile pour la lexicographie, mais ne dit pas
grand-chose du fonctionnement de la langue. Nous avons finalement opté
pour la méthode que propose J. humbley (1977) dans son article « Vers une
typologie de l’emprunt linguistique ». Cette approche, qui tient compte des
principes struc