Jusqu’en 1940 environ, les emprunts à l’anglais britannique sont
« parfaitement acceptés » (Rey, 2008 : 119). L’emploi de tous ces
anglicismes courants (les américanismes sont rares) est légitimé
par leur intégration dans l’usage et par les dictionnaires où ils sont
consignés, généralement sans marque normative. Il n’y a pas de
comparaison à établir avec la situation du Canada français où, à
la même époque, l’anglicisme est synonyme de faute, d’aliénation
culturelle, et où la collectivité lutte depuis 1760 pour conserver
l’usage de sa langue.