Lors du soulèvement populaire de 1991, Paris avait eu une attitude de soutien embarrassé. Didier Ratsiraka n'avait-il pas fait tirer sur la foule au lendemain d'un appel téléphonique de François Mitterrand le félicitant pour son "sang-froid" ? Par la suite, les Français avaient favorisé une sortie avec les honneurs. Dix ans après, nouvel embarras pour le Quai d'Orsay, qui a bien du mal à choisir entre le président sortant et son opposant Marc Ravalomanana, proclamé élu le 29 mars mais dont M. Ratsiraka "refuse fermement la légitimité". Lundi 6 mai, la France s'est fait représenter à la cérémonie d'investiture de M. Ravalomanana... par le numéro deux de son ambassade.